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Comoriens, Le bilan de mi-saison des internationaux comoriens

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Le bilan de mi-saison des internationaux comoriens

À un mois des dernières journées des éliminatoires de la CAN 2022, les internationaux comoriens semblent être prêts pour les clashs de fin mars. Réguliers et décisifs avec leurs clubs respectifs, ils restent pour la plupart sur le même élan de performance à mi-parcours. Une première moitié de saison marquée par des réussites pour la majorité d’entre eux mais aussi par quelques blessures.

À mi-saison, c’est un bilan plutôt satisfaisant pour les Cœlacanthes dans les championnats européens. Certains joueurs en difficulté ces dernières saisons retrouvent goût au jeu. C’est le cas par exemple Rafidine Abdullah qui a retrouvé ses repères en Suisse au Lausanne Ouchy ou de Kassim Ahamada qui a rebondit à l’US Créteil. Laissé libre par l’AS Monaco l’été dernier, Nordine Ibouroi a rebondit en Espagne du côté de l’Atlético Bembibre. Dans l’ensemble, les internationaux comoriens en Europe ont retrouvé une stabilité.

Selemani et Ben Mohamed prolifiques

Une progression dans la durée qui explique les performances de certains à l’instar de Selemani et Ben Mohamed. Le duo de feu des Cœlacanthes excelle dans leurs clubs respectifs. Prolifique, El Fardou Ben Mohamed compte 10 réalisations dont 5 en compétitions européennes. Dans le championnat serbe, l’Etoile Rouge est largement en tête de la Super Liga après 21 journées. Avec 108 matchs à son actif depuis son arrivée en 2018, Ben Mohamed s’est imposé comme étant le maillon fort des belgradois. Avec les Reds, il compte trois titres consécutifs de Champion de Serbie. En Belgique, Faïz Selemani comptabilise 5 buts en 23 rencontres avec Courtrai en Jupiler Pro League. Sa dernière réalisation est une pure merveille digne des grandes inscrites face au Standard de Liège en huitième de finale de la Coupe de Belgique.

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Le comorien Faïz Selemani signe des belles réalisations avec Courtrai

Outre ces renards de surfaces qui ne manquent pas d’occasions pour s’illustrer, d’autres joueurs sont sur une bonne lancée. De Bendjaloud Youssouf au Mans (National), Nasser Chamed avec Gaz Metan (Liga 1), Mohamed Youssouf au AC Ajaccio (Ligue 2) à Saïd Bakari (Eredivisie). Ce dernier, titulaire indiscutable avec Waalwijk est en train de réaliser sa meilleure saison, d’un point de vue individuel, dans l’élite néerlandaise. Pareille pour des jeunes comme Yacine Bourhane et Faïz Mattoir à Niort et AC Ajaccio ou d’Abdel Hakim Abdallah avec Grenoble (Ligue 2). Comptant une sélection en amical en 2017, ce dernier a malgré tout compliqué son avenir en sélection. Au prétexte de n’avoir pas encore choisit la sélection avec laquelle il souhaitait participer, il a décliné à deux reprises deux convocations en rencontres officielles en 2018. Il venait à l’époque de signer son premier contrat professionnel avec Troyes et était en prêt au Tours FC.

Une première compliquée pour capitaine Mchangama

En France, Youssouf Mchangama a été nommé en début de saison capitaine de l’En Avant Guingamp. Une première pour un comorien dans un championnat professionnel en Europe. Avant lui, Ali Ahamada ou Nadjim Abdou, vice-capitaines, avaient été à des occasions capitaines respectivement de Toulouse FC (France) et Millwall FC (Angleterre). Bien qu’individuellement, Mchangama n’a rien perdu de ses qualités et apporte sa plus-value, Guingamp traverse une période délicate. Eliminé de la Coupe de France dès la 32è de finale par Caen, Guingamp est encore loin d’un retour en Ligue 1. En championnat, les bretons ne comptent que 4 victoires, 12 nuls pour 9 défaites. Avec 24 points en 25 journées et classé au 17è rang, le club des Côtes-d’Armor joue désormais le maintien. Mais si dans l’ensemble, les internationaux prospèrent paisiblement, d’autres n’ont pas été épargnés par les blessures.

En novembre, Chaker Alhadhur est victime d’une rupture complète du ligament croisé antérieur du genou droit. L’arrière droit de la Berrichonne, opéré une semaine plus tard, a déjà débuté des séances de rééducation. Il sera absent pendant plusieurs mois. En décembre, c’est au tour d’Ahmed Soilihi (Quevilly Rouen) et Ahmed Mogni de passer à l’infirmerie. Le premier s’est fait opérer du genou (arthroscopie) tandis que le deuxième était victime d’une fracture du deuxième métatarse du pied gauche. Mais plus de peur que de mal. Début du mois, Soilihi a effectué son retour le 5 février face à l’US Avranches. Quant à Mogni, c’est en tant que sauveur qu’il effectua son retour avec le FC Annecy. Il signa son 5è but de la saison samedi face à Vénissieux en Coupe de France. Revenu de blessure après quatre mois d’absence, Fouad Bachirou traverse quant à lui une période délicate.

La saison difficile de Bachirou et Ali Mohamed

L’ancien milieu de terrain de Malmö n’est apparu qu’à seulement trois reprises sous les couleurs de Nottingham Forest. Une rencontre en septembre face à Barnsley (en EFL Cup) et deux rencontres en janvier dernier face à Swansea (en FA Cup) et Barnsley (en Championship). Une blessure à la cuisse contractée à sa première rencontre l’avait éloigné du terrain pendant trois mois. Manquant ainsi à 17 rencontres durant cette période. Une situation qui a freiné son intégration dans le groupe et qui a aussi compliqué ses chances de se faire rapidement une place de choix.

Durant le mercato hivernal, un prêt à un autre club était à l’étude. De retour de blessure fin janvier, la situation pourrait peut-être s’améliorer pour Bachirou. « C’est un gros plus pour nous, avait déclaré Chris Hughton, entraîneur de Nottingham. Il est l’un des joueurs dont, avant janvier, nous pensions qu’il serait peut-être mieux servi pour lui d’aller ailleurs et d’obtenir du temps de jeu régulier – peut-être avoir un prêt, car il a raté une grande partie de la saison ».

De l’autre côté de la Manche, c’est un autre international qui traverse une période difficile. L’ancien minot Abdallah Ali Mohamed (21 ans) n’a disputé le moindre match depuis son prêt en Belgique. Prêté par l’Olympique de Marseille à Zulte-Waregem en septembre dernier jusqu’à fin de la saison, son aventure est loin de répondre à ses objectifs. Le jeune arrière droit ne compte que 6 apparitions sur le banc du club belge pour zéros minute de temps de jeu. Ce prêt assorti d’une option d’achat était une belle opportunité pour Ali Mohamed de s’épanouir. À quatre mois de la fin de la saison, l’avenir semble être semé d’embuches. Mais tout reste encore jouable.

Ahamada de nouveau libre

Au SK Brann l’été dernier pour un contrat qui s’étendait au-delà de la saison 2020, Ali Ahamada se retrouve de nouveau libre depuis décembre. Son contrat n’a pas été renouvelé. Il n’est apparu qu’à seulement 10 reprises avec le club norvégien. Premier choix à son arrivée, Ahamada s’est retrouvé numéro 2 dans la hiérarchie après un changement d’entraîneur. « La fin d’une aventure », avait posté le portier lors de la dernière journée d’Eliteserien, le championnat élite de Norvège. Avant Brann, il évoluait à Kongsvinger (D2 Norvège) après avoir passé une année d’errance depuis son aventure turque à Kayserispor.

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Étudiant, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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