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Football féminin

Quel avenir pour le football féminin des Comores ?

Le football féminin des Comores connait des difficultés très préoccupantes et un fonctionnement qui laisse planer le doute sur son avenir. Au pays de Baco Djouf* où le football est sport roi, l’égalité de chance et de considération entre les hommes et les femmes est loin d’être acquise.

Bien que les femmes s’émancipent dans presque tous les domaines dont parmi elles le football, elles ne bénéficient toutefois pas la même considération et le même enthousiasme que les hommes.

Niveau très faible vous dites ? Traditions et culture aussi ? Alors rajoutons d’autres causes pour justifier ce phénomène tant qu’on y est ! C’est peut-être le fait qu’elles soient femmes aspirant à la même passion que les hommes qui pose problème ou du fait que certains religieux fanatiques compliquent trop nos vies. Il y en a certainement d’autres mais là n’est pas le sujet, mettons en lumière ce que nombreux ignorent.

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Yousra Maoulida en duel avec une joueuse malgache en amical

Après plusieurs années d’hésitation, le premier championnat féminin des Comores a eu lieu en 2008 en même temps que la Coupe des Comores féminine, après quatre ans d’attente depuis le tournoi promotionnel de 2003 au Stade de Moroni. Premier championnat de l’histoire du football féminin aux Comores et un premier titre pour le Football Club de Mitsamiouli (FCM), une première édition de Coupe et premier sacre de l’Étoile 3 de Salamani.

Encore quatre ans plus tard le championnat fut abandonné pour « des raisons financières » en 2012 avant de reprendre dans la saison 2014-2015 avec le sacre du FC Mirontsy. Il y passera plusieurs mois avant que le championnat reprenne et à l’état actuel tout se fait dans le désordre et le hasard. La Coupe des Comores n’est organisée qu’à des années occasionnelles et présentement presque disparue.

En dehors de la mauvaise gestion des autorités fédérales, certains ont bien raison de le dire, le poids des traditions pèse encore sur la société comorienne. En 2014, le championnat régional à Mwali avait été arrêté pour des raisons d’éthiques dont on ne saurait évoquer. Heureusement que les choses s’améliorent ces derniers temps.

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Les Cœlacanthes Dames, équipe nationale féminine des Comores le 26 novembre à Malabo

Et que dire de l’équipe nationale, les Cœlacanthes dames ! La sélection n’a pas disputé un match de compétition officielle depuis mai 2014 face à l’Afrique du Sud. Totalement oubliée de l’échiquier, elle a dû se contenter seulement que de trois matchs amicaux, deux en décembre 2016 (face à Madagascar) et le dernier en novembre 2017 (face à la Guinée- Equatoriale).

Pire encore, les Comores ne sont engagées dans aucune compétition officielle de la FIFA et la CAF ces deux prochaines années. Les Cœlacanthes dames ne prendront pas part aux qualifications de la CAN féminine 2018 dont les rencontres débutent le 16 mars prochain. N’en parlons plus des qualifications de la Coupe du Monde féminine en senior ou en jeunes. La seule compétition qui peut rectifier ces erreurs reste la COSAFA Cup féminine qui aura lieu en Afrique du Sud vers la fin de l’année.

Pourtant la Fédération de Football des Comores (FFC) bénéficie d’une aide importante de la FIFA pour le football féminin. Mais vers qui se tourner pour réclamer bilan et transparence ? L’actuel président de la FFC, Saïd Ali Saïd Athouman, peut nous en dire plus. Lui qui était responsable de la discipline il y a quelques années. S’aura-t-il changer les choses maintenant qu’il a les plein pouvoir de la haute instance du football comorien ? L’avenir nous le dira mais en attendant, après son symposium du 5 et 6 mars, la CAF envisage de révolutionner le football féminin dans le continent.

* Baco Djouf, de son vrai nom Djaffar Abdou est l’une des plus grandes légendes du football malgache et comorien qui magnifia le ballon rond dans les années 60 et 70. Polyvalent, il jouait souvent à l’aile gauche, mais pouvait commencer un match au milieu du terrain, en pointe et même en défense.

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Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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