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FFC : Omar Ben Hassane Ali désigné président par intérim

En crise depuis le début mois concernant l’affaire de l’UAFA Cup, le football comorien doit faire face à d’autres épreuves les prochaines semaines. Après la suspension du président de la FFC Saïd Ali Saïd Athouman par la Commission National de l’Ethique (CNE), un président intérimaire vient d’être désigné. Le Vice-président Omar Ben Hassane Ali (doyen d’âge) assurera l’intérim jusqu’aux nouvelles élections fédérales.

Après deux semaines de houles, le monde du football comorien va de nouveau connaître un nouvel tournant. Dans un communiqué du Comité exécutif de la FFC (référencé n°019/01/FFC en date du 21 août), Omar Ben Hassane Ali a été désigné président par intérim de l’institution à l’issu d’une réunion extraordinaire. Ceci intervient après la suspension de Saïd Ali Saïd Athouman par la Commission Nationale de l’Ethique. Il s’agit de la deuxième fois en deux ans que Hassane Ali dirigera une transition après celle qui a suivi la crise de novembre 2017.

CNE vs Saïd Ali : un règlement de compte ou respect des règles ?

Saïd Ali Saïd Athouman a été suspendu de ses fonctions par la Commission Nationale de l’Ethique

Dans un PV référencé n°012/19 de la CNE en date du 8 août, le président de la FFC Saïd Ali Saïd Athouman a été reconnu coupable d’abus de pouvoir sur l’affaire de l’UAFA Cup. Il a été sanctionné d’une interdiction d’exercer toute activité sportive pendant 3 mois. Une décision contestée par le concerné qui accuse la CNE de « manipulations et complots » contre sa personne. « C’était un complot de la CNE pour m’écarter des prochaines élections de la présidence de la fédération. J’ai compris le coup-bas ». Il rajoutera par la suite que la CNE ne siège que sur des dossiers de corruption, harcèlement, falsification, matchs arrangés etc.

En conférence de presse, Saïd Ali Saïd Athouman a déclaré avoir d’ailleurs suspendu les membres de la CNE et nommé des nouveaux membres la veille de cette décision (PV référencé n°040/FFC). Il a insisté sur le fait qu’au final tout s’est passé dans les normes tout en avouant en même temps s’être trompé au départ. Mais plusieurs questions surgissent. La CNE est-elle habilitée à juger le président de la fédération ? La nomination des nouveaux membres de la CNE par le président a-t-elle respecté la procédure ?

Que stipulent les textes ?

Dans une lettre ouverte de Charif Abdallah Ben Mohadji, le Secrétaire général du CNE nous livre des éléments de réponses. Il justifie leur décision par les pouvoirs qui leurs sont accordés par l’article 1er alinéa 2 et l’article 5 du Code de l’éthique. Ces derniers en effet, stipulent que la CNE a l’habilité de juger la conduite de toutes les personnes physiques et morales en relation avec le football y compris les membres du Comité exécutif de la FFC. Et l’article 7 alinéa 2 donne les pleins pouvoirs à la CNE de sanctionner toute infractions au Code « qu’elles soient commises par action ou par omission, délibérément ou par négligence ».

Concernant la nomination des membres de la CNE, l’article 3 alinéa 1 des Règlements généraux exigent que le président doit au préalable avoir le consentement des membres du Comité exécutif. Chose que d’après Mohadji n’a pas été respectée et confirmée aussi par le Procès-verbal du Comité exécutif. Ce dernier accuse même Saïd Athouman d’avoir tenté d’influencer la décision de la CNE. « Avant d’être attendu, vous avez commis l’énorme maladresse d’approcher individuellement tous les membres de la commission d’éthique y compris moi. N’était-ce pas une tentative de vouloir nous convaincre de votre innocence avant l’audition ? » martel-t-il.

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui m'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, je demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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