Suivez-nous sur
Zaharouna Haoudadji, Zaharouna Haoudadji : « Une fierté de porter les couleurs des Comores », Comoros Football 269 | Portail du football des Comores

Comorians abroad

Zaharouna Haoudadji : « Une fierté de porter les couleurs des Comores »

En Suède depuis mi-avril, l’internationale comorienne Zaharouna Haoudadji revient sur son aventure suédoise et ses ambitions avec les Comores.

Formée à l’US Vendôme et passée par les U19 du FC Metz (2016-17) puis de l’AS Nancy Lorraine (2017-18), Zaharouna Haoudadji a aussi porté les couleurs du RC Saint-Denis en D2 féminine puis de l’US Vendôme en Régional 1. Depuis le mois d’avril, elle a posé ses valises en Suède du côté du Stallarholmens SK (D3 Dam Södermanland).

L’attaquante des Cœlacanthes compte 23 buts et 20 passes décisives en 17 rencontres. Pour Comoros Football 269, elle revient sur sa saison exceptionnelle et ses ambitions avec l’équipe nationale féminine des Comores.

Sortant de la Cosafa Women’s Cup 2020 et avec une possibilité de poursuivre ta carrière en France, qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre la Suède en mi-avril ?

À ce moment-là en France, les championnats étaient tous arrêtés. Étant une joueuse internationale, je suis une compétitrice. J’avais besoin de temps de jeu et de compétition. J’ai alors effectué deux stages dans différents secteurs dont l’Espagne et la Suède. Ici, ils avaient une conversation plus ouverte. Ils ont pris contact avec ma supérieure et je suis venue sans hésiter. Je me suis lancé le challenge de tenter une aventure à l’étranger et sortir de ma zone de confort. Avec comme objectif de réaliser les meilleures statistiques possibles. Ce qui a bien marché d’ailleurs.

Zaharouna Haoudadji, Zaharouna Haoudadji : « Une fierté de porter les couleurs des Comores », Comoros Football 269 | Portail du football des Comores
Zaharouna Houadadji sous les couleurs du Stallarholmens SK Dam

La saison vient de s’achever avec des statistiques impressionnantes d’un point de vue individuel. Comment décrirais-tu le football féminin suédois ?

Je le trouve coriace. Physiquement, je trouve que la Suède est largement au-dessus de la France par exemple. Mais techniquement, c’est un jeu simple avec des joueuses qui se débouillent pas mal. Une autre mentalité surtout. Qui te donne envie de jouer et d’aller au-dessus. Franchement, c’est une très belle expérience. À part s’il y a une équipe qui se présente vu mes statistiques, j’ai hâte d’effectuer ma deuxième saison. Individuellement, je suis dans une sacrée marge de progression. Je pense qu’il y a moyen dans l’avenir que je signe dans un très grand club. Mais j’ai encore le temps, à 21 ans, je découvre. Arrivera un moment où tout va décoller pour moi.

Stallarholmens SK manque de peu la montée, à 2 points du dauphin Enhörna IF, quels sont tes projets pour la prochaine saison ? Et quels clubs te font rêver ?

On a perdu malheureusement beaucoup de joueuses en cours de saison. Ce qui explique en partie l’issue de la saison. Je suis mitigé. Mon but n’était pas forcement de rejouer à Stallarholmen mais de viser un niveau supérieur. Pour ce qui est de l’avenir, pour moi, ce ne sont pas des rêves mais des objectifs. Je me les suis fixés depuis l’année dernière. Il y en a trois : Tottenham, West Ham et le Real Madrid. Des clubs qui pourront m’aider à atteindre mon objectif ultime qu’est de gagner la Ligue des Champions.

L’équipe nationale vient de passer une année sans disputer la moindre rencontre. Inactive depuis novembre 2020. Comment trouves-tu la manière dont elle est gérée et considérée ?

Je trouve que c’est vraiment dommage qu’on ne nous considère pas autant que les garçons. Il y a des filles qui ont plusieurs origines et qui ont quand même choisit les Comores. Nous voulons, au même titre que les autres, défendre le pays, les quatre îles de l’archipel. Et on y met du cœur. C’est toujours une fierté pour nous de porter ses couleurs. Il y a moyen de faire quelque chose. Il y a de plus en plus de Comoriennes qui jouent au haut niveau. Nos performances en clubs peuvent grandement aider la sélection.

À l’instar des garçons qui se sont qualifiés pour la CAN 2021, on peut en faire autant si la Fédération de Football des Comores considère et fait confiance aux femmes. Qu’elles soient expatriées ou locales. Personnellement, depuis que j’ai connu la sélection, avec un but et une passe décisive, j’ai mis la barre haute. Je ne rigole plus à l’entraînement. Je travaille durement. Animée par une seule ambition : défendre les couleurs de mon pays. J’ai vraiment envie de bien le représenter. En allant le plus loin possible avec la sélection durant ma carrière de footballeuse.

Propos recueillis par Boina Houssamdine

Partager sur :

Fondateur et Rédacteur en chef de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

L’actualité locale

Plus dans Comorians abroad