Saïd Athouman : « Le football est un facteur d’unité et de cohésion »
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Saïd Athouman : « Le football est un facteur d’unité et de cohésion »

Saïd Athouman : « Le football est un facteur d’unité et de cohésion »

Du Cosafa Cup aux éliminatoires de la CAN 2019 en passant par le championnat local, deux mois après son élection à la tête de la Fédération de Football des Comores (FFC), le président Saïd Ali Saïd Athouman apporte quelques éclaircissements sur l’actualité footballistique des Comores.

Deux semaines avant le début de la Cosafa Cup, aucune liste n’est disponible ni de calendrier pour le regroupement de l’équipe nationale. De plus des difficultés pour financer la participation, devrions-nous s’y attendre à un forfait des Comores ?

Saïd Ali Saïd Athouman : En fait nous nous attelons à mobiliser des ressources pour que la sélection soit composée de locaux et d’expatriés. Il ne pouvait y avoir de regroupement puisque aussi bien aux Comores qu’en Europe les joueurs sont en plein championnat. À Ngazidja et Mohéli, c’est ce weekend que la phase aller vient de se terminer. Il y a encore des matches à jouer à Anjouan. Le tournoi du COSAFA permettra de préparer les échéances à venir notamment les éliminatoires de la CAN 2019. Nous y serons avec l’aide du gouvernement ou de privés locaux. Nous ne pouvons pas être membre d’une organisation régionale et ne pas participer aux compétions alors que celles-ci sont la raison d’être et le fondement de toute institution sportive.

Saïd Ali Saïd Athouman – Président de la Fédération de Football des Comores (FFC)

Avec la Cosafa l’équipe A avec les professionnels devraient peaufiner la préparation des éliminatoires de la CAN 2019. Devrions-nous espérer voir une bonne partie d’entre eux parmi les expatriés malgré le temps ?

Saïd Ali Saïd Athouman : Les convocations ont été envoyées mais tous les expatriés ne seront pas là avec la présence de certains locaux. Des cadres de l’équipe nationale manqueront certainement au profit des jeunes qui auront ainsi l’occasion de s’aguerrir.

« Certaines hautes autorités oublient que le football est un facteur d’unité et de cohésion »

Quatre matchs sur trois mois d’affilée jusqu’en novembre, le calendrier est beaucoup trop chargé et les difficultés financières affectent de plus en plus les regroupements des Cœlacanthes. Comment envisagez-vous d’aborder les éliminatoires de la CAN 2019 dès septembre ?

Saïd Ali Saïd Athouman : Il est clair que si nous n’avons pas l’appui du gouvernement ne nous pourrons pas participer aux éliminatoires de la CAN 2019. Cela nous vaudra des sanctions mais certaines hautes autorités oublient que le football est un facteur d’unité et de cohésion. C’est un élément rassembleur qui nous rend visible, nous donne du crédit et qui fait la promotion du pays. Nous avons même des joueurs mahorais qui portent haut le flambeau du pays. Alors est-il possible de rester insensible à cela ? Je ne le pense pas. Les dirigeants du pays doivent comprendre qu’à travers le football notre jeunesse s’épanouit.

On retrouve encore des violences dans les stades au niveau local et ce malgré les sanctions. Y a-t-il dans les textes adoptés récemment des nouvelles mesures dans ce domaine ?

Saïd Ali Saïd Athouman : Les violences ont diminué et sont sévèrement punies. Les sanctions seront plus lourdes dans les nouveaux règlements.

On évoque depuis déjà 4 ans un projet d’unification du championnat en une seule phase nationale, le projet est toujours d’actualité au niveau de la fédération ?

Saïd Ali Saïd Athouman : Pour le championnat national, l’idée est séduisante et mérite qu’on y prête grande attention car elle est de nature à rehausser le niveau du football comorien. Cependant les moyens font défaut pour financer un tel changement. On espère que les moyens adéquats pourront être mobilisés à moyen terme.

Propos recueillis par Boina Houssamdine

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui m'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, je demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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