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Organisation des JIOI 2027 par les Comores : entre rêve et réalité !

Les Comores ont récemment annoncé leur ambition de devenir l’hôte des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) en 2027. Cependant, malgré les discours optimistes des autorités, il reste encore de nombreux défis à relever avant que cette ambition ne devienne une réalité.

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Après des échecs répétés, les Comores se lancent de nouveau à la course pour l’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) en 2027. Cette annonce a été faite par le Président Azali Assoumani en juillet 2022, puis réaffirmée lors de la présentation des vœux du nouvel an 2023 au mouvement olympique et sportif.

Des défis majeurs restent à relever pour les Comores

En décembre 2022, le président du Comité national olympique, Ibrahim Mzé Mohamed, a également informé verbalement le Conseil international des jeux (CIJ) de cette intention lors de sa dernière réunion à Antananarivo. Cependant, cette ambition soulève des doutes quant à la solidité de la candidature comorienne. Malgré cette volonté affichée, de nombreux défis restent à relever pour que les Comores puissent réellement accueillir les JIOI en 2027. En effet, le pays manque d’infrastructures sportives adéquates pour accueillir un tel événement. Il ne dispose qu’un seul stade olympique, mal entretenu, et ne possède pas encore de piscine olympique, de gymnase, de cours de tennis ainsi que d’autres structures.

Des incohérences entre les discours officiels et les fonds alloués

De plus, l’hébergement des athlètes reste un enjeu majeur, étant donné que les Jeux regroupent en moyenne plus de 2 000 personnes. Il faudrait donc construire un village olympique. Malheureusement, tous ces projets semblent irréalisables en moins de quatre ans. Le retard que prend souvent l’exécution de projets aux Comores est légion. Dans un récent entretien, Ibrahim Mzé Mohamed, s’est dit « persuadé qu’avec l’enthousiasme et l’engagement du chef de l’Etat, on est bien parti pour abriter les JIOI 2027 ». Cependant, cette rhétorique est similaire à celle utilisée par son prédécesseur pour les éditions 2019 et 2023, sans succès. Cela témoigne d’une certaine naïveté, car tout repose uniquement sur l’enthousiasme et l’engagement du Président de la République. Tout, sans prendre en compte les réalités financières et infrastructurelles.

En effet, les lois de finances des dernières années sous le régime d’Azali Assoumani n’ont pas dédié de fonds pour les infrastructures sportives et le budget 2023 de l’Etat, validé récemment par le Parlement, ne déroge pas à la règle. Il y a donc un écart entre les propos officiels et les actions réelles. Il serait temps que les autorités comoriennes se concentrent sur la réalité plutôt que sur l’enthousiasme imaginaire. De plus que le Gouvernement ne compte pas débourser un franc pour la construction des infrastructures nécessaires. Comme pour le Stade de Maluzini, il compte sur l’aide d’un « pays ami », en l’occurrence la Chine, pour les réaliser.

Les autorités maintiennent que le dossier est sur les bons rails

Malgré l’évidence, les autorités continuent de marteler que le dossier sera du béton. Le conseiller en charge de la Jeunesse et des Sports auprès du chef de l’Etat, Ali Nahouza, a renchérit que le dossier « JIOI Comores 2027 » est « loin d’être un rêve » et que la préparation du dossier est « sur les bons rails ». Il reste maintenant à convaincre le CIJ et apporter les garanties nécessaires sur la construction des infrastructures. Car en effet, le tiers des installations requises n’est pas encore disponible. Mais même acquis, cela ne va pas suffire pour que le pays soit désigné comme organisateur. Les Comores ne sont pas les seules à manifester une ambition pour l’édition 2027.

Lors de la dernière réunion du CIJ, le représentant des Maldives a informé verbalement que son pays allait se porter candidat pour l’édition 2027. L’archipel avait précédemment été attribué les JIOI 2023 avant de renoncer moins d’un an tard. De plus, des échos de Mayotte ont laissé entendre que l’île pourrait également présenter une candidature. Mais dans l’hypothèse où chaque candidat disposerait d’infrastructures adéquates, celui qui serait en mesure d’accueillir le plus grand nombre de disciplines sportives aurait un avantage considérable. Les Comores seront-elles en mesure de proposer 25 disciplines, comme cela sera le cas en août prochain à Madagascar pour la 11è édition des JIOI ? Il reste encore du chemin à parcourir.

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Fondateur et Rédacteur en chef de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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