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Haroun Osama, Haroun Osama (Seychelles) : « Je suis un supporter des Comores »

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Haroun Osama (Seychelles) : « Je suis un supporter des Comores »

Sélectionneur et à la fois Directeur Technique National des Seychelles, Haroun Osama entretient une relation particulière avec les Comores. Malgré la défaite de son équipe face aux Cœlacanthes, il est revenu sur la qualification de ses adversaires, le temps d’un soir, pour la CAN 2021. Il a aussi évoqué en conférence de presse ce stage de Maluzini et son projet pour le football seychellois.

Une équipe seychelloise en pleine reconstruction

Depuis mai dernier, les Seychelles ont ouvert un nouveau chapitre pour leur football. Passé par le FC Côte Bleu, FC Martigues et le SC Toulon, Haroun Osama est le nouveau sélectionneur des Pirates. Il occupe aussi le rôle de DTN au sein de la Seychelles Football Federation (SFF). Reconstruire le football de ce pays par la base reste sa priorité. Près de 15 jeunes joueurs nés aux années 2000 qui font partie de l’effectif présent pour le stage de Maluzini. « C’est une jeune équipe pour préparer le futur. On est en reconstruction, s’est exprimé Osama après la rencontre. On a pour objectif de développer nos jeunes pour justement avoir plus tard l’opportunité d’avoir une équipe comme celle des Comores ».

Haroun Osama, Haroun Osama (Seychelles) : « Je suis un supporter des Comores »
Haroun Osama, le nouveau sélectionneur des Seychelles © Hamza Ahamada

Un projet auquel le technicien franco-algérien veut beaucoup s’inspirer de celui d’Amir Abdou. « Les Comores ont démarré toutes petites puis se sont construits sur la durée. On a des jeunes qui font preuve de courage, disciplinés et qui donne tout sur le terrain. Capables de tenir un trajet haut face à des très bons joueurs comoriens. Ils font certes encore des erreurs, mais si on leur laisse du temps, dans le futur on parlera autrement des Seychelles ». Sur le résultat, il ne s’y attendait pas à un miracle. Pour lui, ce stage sert avant tout à poser les bases de son projet. « Il y a d’abord l’expérience. Les Comores ont des joueurs de qualité qui jouent à l’étranger et très bien organisés. C’est quelque chose d’indéniable ».

La « Marseille connexion » !

Il espère aussi une bonne coopération entre les deux pays en matière de football. « On a beaucoup à apprendre des Comores et aussi s’aider entre voisins. À se développer et à avancer ensemble ». Mais pour le moment, son staff et ses joueurs se concentrent sur le prochain match samedi contre le Burundi. « On va travailler dans l’optique de ne pas encaisser de but. Rectifier les erreurs qu’on a fait ce soir (hier, ndlr) car les consignes n’ont pas été toutes respectés ». Très proche de l’équipe nationale des Comores, Haroun Osama a aussi eu des mots bienveillants pour les Cœlacanthes. « Aujourd’hui, je suis certes avec les Seychelles mais je suis aussi supporter des Comores. Et je ne l’ai jamais caché ».

Marseillais, Haroun Osama entretient des liens particuliers avec une grande partie du groupe des Cœlacanthes. Des relations d’amitié avec des membres du staff technique. Mais aussi un rôle d’éducateur auprès de certains joueurs dont Faïz Selemani, Kassim Mdahoma et Ben Salim Boina. « J’ai quelque part modestement contribué à cet essor en encadrant certains joueurs, s’est réjouit Osama. On se connaît depuis longtemps, en tant que marseillais. Il y a un attachement fort entre Marseille et les Comores. J’ai vu grandir cette équipe. Comme eux, j’ai célébré la qualification historique pour la CAN en mars dernier ».

Confiant pour la première CAN des Comores

Une phase finale de CAN qui s’annonce compliquée après tirage au sort. Les Comores sont logées dans le groupe du Gabon, du Ghana et du Maroc. Mais le coach Osama reste confiant. « C’est un groupe assez difficile mais il faut leur faire confiance. J’ai pleine confiance au projet d’Amir Abdou. Aujourd’hui les Comores ne sont plus une petite nation de football. Elles sont entrées dans la cours des grands et j’espère qu’elle vont y rester plus longtemps. Il faut continuer à les soutenir et les pousser vers l’avant. J’ai la conviction qu’il va vous arriver plein de bonnes choses en étant solidaires ».

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Fondateur et Rédacteur en chef de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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