Suivez-nous sur

Cœlacanthes

Halifa Soulé : « On est comme une famille en sélection »

International comorien depuis 2011, Halifa Soulé, passé par le FC Nantes, l’AS Béziers et qui évolue à Veria FC en Superleague grecque, nous a accordé un entretien.

Partager sur :

Bonjour Soulé, merci pour l’honneur que vous accordez à notre site. La plupart des gens vous connaissent pour avoir évolué à l’AS Beziers, mais pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Bonjour, tout d’abord j’ai débuté dans le club de ma ville à Sarcelles ensuite à 13 ans j’étais repéré par le FC Nantes où j’ai évolué deux ans en U15 et U16 nationaux. Par la suite je n’ai pas été conservé, j’ai continué ma formation à Angers pendant deux ans aussi. Après ces deux années, j’ai tenté une expérience de six mois en Ecosse en deuxième division qui n’a pas était bonne, du coup je suis revenu en France en région parisienne à Sannois Saint Gratien où j’y ai évolué pendant deux ans. Je suis parti à Albi, je suis resté un an toujours en CFA. Etant donné que l’équipe était descendue en CFA2. J’étais approché par l’AS Béziers où j’ai effectué quatre ans. Pour au final cette année tenté une expérience en Grèce qui s’est plus ou moins bien passée. Voilà mon parcours.

Soulé

Omar Mbapandza, Halifa Soulé et Ali Ahamada en sélection des Comores

Vous avez eu la chance d’évoluer avec les jeunes du FC Nantes, l’un des clubs ayant les meilleurs centres de formation en France, qu’est ce qui a fait que vous n’avez pas pu aller un peu plus loin dans la formation à Nantes ?

Tout d’abord j’ai eu la chance d’intégrer le centre de formation de Nantes. Je pense que je n’étais pas prêt aux exigences du club, je venais à peine de quitter mon club de Sarcelles et au FC Nantes les exigences n’étaient pas le même, au bout des deux années l’aventure était terminée.

Après le FC Nantes, c’est donc au SCO d’Angers mais deux ans plus tard vous avez tenté une aventure en écosse, comment est venu l’idée de partir à l’étranger en étant encore jeune ?

Après mes deux années, Angers m’a proposé de rester mais les conditions n’étaient pas bonnes, du coup je suis partie. Ensuite, en France il n’y avait pas grande chose, alors je me suis dit pourquoi pas tenté une expérience à l’étranger étant donné que c’était pour un contrat professionnel. Une expérience de six mois qui ne s’est pas très bien passé qui a précipité mon retour en France.

Justement, il y a Riyad Mahrez natif de Sarcelles, qui avait brièvement parlé de cet aventure dans le magazine l’Equipe l’année dernière, qu’est ce qui s’est réellement passé avec Queen of the South ?

Oui effectivement on était ensemble en Ecosse. Honnêtement, même aujourd’hui je ne sais pas la vraie raison mais ce n’était pas du tout au niveau du foot. Je pense il y’a eu un grand désaccord entre agents.

Après l’Ecosse, vous avez gardé des contacts avec Mahrez depuis son arrivée en Angleterre ?

Non pas spécialement, après il est natif de ma ville, il nous arrive de se voir pour faire des séances foot ensemble.

Revenons à Béziers dont vous avez passé quatre saisons, peut-on dire que vous avez trouvé votre place dans le projet du club après avoir passé par plusieurs formations ?

Effectivement, j’ai trouvé ma place dans ce club et même aujourd’hui, j’ai toujours gardé contact avec le staff et le président du club.

Vous étiez réguliers et vous étiez un élément important du groupe, quels sont plus beaux souvenirs avec l’AS Beziers ?

Mon plus beau souvenir est effectivement la monté de CFA en National lors de la dernière journée de championnat face à la réserve de l’AS Monaco.

Après deux ans en National, vous avez encore souhaité évolué ailleurs. Était de votre volonté ou c’était juste le club qui a préféré que ça soit ainsi ?

J’ai évolué un an en national. Non, c’était ma volonté d’aller voir ailleurs. En France je n’avais pas de possibilité d’intégrer la Ligue 2 ou Ligue 1 du coup j’ai préféré partir à l’étranger et tenté ma chance dans le monde professionnel.

Il devrait y avoir plusieurs destinations pourquoi donc avoir choisi la Grèce ?

Si je suis allé en Grèce tout d’abord mon choix et aussi par rapport à El Fardou Ben Mohamed, coéquipier en sélection des Comores qui m’a d’ailleurs conseillé ce championnat et qui m’a dit qu’il me conviendrait parfaitement.

Vous avez donc atterri à l’OFI Crète en D2, ça se sont déroulés comment vos débuts en Grèce ?

J’ai atterri à l’OFI, j’ai eu un souci de contrat du coup j’ai pas pu évolue jusqu’en décembre. Et par la suite j’ai eu l’opportunité de signer dans un club de D1 au Veria FC.

Vous êtes arrivé à Veria FC trouvant le club dans une course au maintien. Es ce les raisons de vos début un peu compliqué en Superleague ?

Effectivement je suis arrivé et le club était mal classé. Du coup il y’a eu trois entraîneurs en deux mois. Cela n’a pas arrangé mon acclimatation dans mon nouveau club.

Vers les dernières journées, le club vous donner de plus en plus confiance et vous avez dans la foulée inscrit votre premier but en Superleague. Quelle a été votre réaction après cette réalisation ?

En effet avec le dernier entraîneur ça s’est à peu près bien passé. Il m’a fait confiance. Il m’a donné ma chance et j’ai profité pour inscrire mon premier but en professionnel. Une immense joie après les difficultés du départ.

Finalement le club ne s’est pas maintenu, quelles sont vos projets pour la nouvelle saison ?

Malheureusement on ne s’est pas maintenu. Mon projet est pour le moment de retrouver si possible un club de 1ère division en Grèce mais je suis ouvert à toute proposition avec un bon projet sportif.

Vous êtes international comorien depuis 2011 avec une quinzaine de sélections pour une jeune équipe comme les Comores, comment étaient vos débuts chez les Cœlacanthes ?

Mes débuts se sont très bien passés. D’année en année l’équipe évolue de plus en plus à tous les niveaux, donc c’est encouragé pour la suite.

Avec l’arrivée du sélectionneur Amir Abdou, quels changements observez-vous au niveau du groupe ?

L’arrivée du nouveau coach a ramené de la rigueur et du sérieux dans le groupe. Malgré les conditions difficiles qu’on connait au niveau de notre organisation, on avance petit à petit.

A chaque rassemblement, des nouveaux joueurs intègrent le groupe, la concurrence est de plus en plus forte. Comment vivez-vous cela en équipe nationale ?

Effectivement de plus en plus le niveau de l’équipe s’améliore en qualité avec beaucoup plus de joueurs professionnels mais tout le monde la vie bien du fait qu’on est tous comme une famille en sélection. Il n’y a pas l’esprit de compétition entre nous comme il peut y avoir en club.

Dans un groupe composé du Cameroun, Maroc et Malawi, comment allez-vous aborder les éliminatoires de la CAN 2019 ?

On sait très que ça va être difficile dans un groupe aussi relevé mais on va prendre les matchs l’un après l’autre et qui sait dans foot tout et possible !

Vos plus grands moments en sélection ?

Sans hésiter la victoire historique au Comores contre le Botswana

Soulé

Salim Ben Boina, Ahmed Mogni, Chaker Alhadhur et Halifa Soulé, le 24 mars 2016 à Mitsamiouli

Votre ami Chaker Alhadhur, comment le qualifierez-vous d’abord en tant qu’homme et en étant aussi votre coéquipier en sélection ?

Tout abord en tant homme c’est un très bon ami de longue date. On s’est connu à Nantes et depuis on a toujours gardé des bons liens d’amitié. En tant que coéquipier en sélection, c’est toujours un plaisir de le retrouver en équipe nationale que ce soit sur le terrain ou en dehors.

Un message à nos lecteurs ?

J’aimerais remercier toutes les personnes qui soutiennent de prêt ou de loin la sélection des Comores et qui sachent qu’on donnera tout pour le pays.

Merci et bonne continuation

Merci à vous aussi

Partager sur :

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
12 + 3 =


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

L’actualité locale

Plus dans Cœlacanthes