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El Fardou Ben, El Fardou Ben Mohamed : « On a pris maintenant assez d’expérience »

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El Fardou Ben Mohamed : « On a pris maintenant assez d’expérience »

En pleine crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19, le football mondial est à l’arrêt depuis un mois. La propagation de la pandémie a eu comme conséquence l’arrêt des différents championnats et de toutes les compétitions internationales. En confinement avec sa famille à Belgrade, El Fardou Ben Mohamed a accordé un entretien exclusif à Comoros Football 269. Il nous raconte son quotidien durant cette période, son prolongement de contrat en club et aussi des Cœlacanthes.

« Le football me manque »

Comme tous les autres championnats européens, la Super Liga serbe est l’arrêt depuis le 14 mars en raison du coronavirus. Comment se passe votre quotidien durant cette période de confinement ?

Tout se passe bien au quotidien. Je passe beaucoup de temps avec mes enfants après trois ans que vraiment je n’avais pas beaucoup de temps pour ma famille. Je profite de cette période pour passer du temps avec eux et être en famille. Sinon ça se passe très bien, il n’y a pas trop de soucis. Bien sûr que le football me manque. Tous les matins, une fois réveillé, je prends mon petit déjeuner et en suite je fais ma séance d’entrainement. J’ai un programme individualisé que j’essaie de faire tous les jours.

« Le projet de l’Etoile Rouge me paraissait plus opportun »

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El Fardou Ben Mohamed sous les couleurs de l’Etoile Rouge de Belgrade face à Napredak

Par rapport aux autres pays touchés par l’épidémie, comme en France où la situation reste encore difficile, quelle situation se présente en Serbie et quel issu pour le championnat ?

La situation est moins compliquée ici. Mieux qu’en France en tout cas. Il n’y a pas beaucoup de cas et de décès par rapport aux autres pays. On peut dire que la situation tend maintenant vers une amélioration. Jusqu’à présent, on n’a pas encore eu un message de la part du gouvernement qui nous permettrait de reprendre les compétitions. On reste toujours en confinement.

En mi-mars, vous avez prolongé votre contrat avec l’Etoile Rouge pour trois ans. Soit jusqu’en 2023. En début de saison vous n’étiez pas inscrit dans la liste pour la Phase de groupes de Champions League. Vous étiez aussi en instance de transfert. Qu’est ce qui a changé depuis et qui vous a poussé à continuer l’aventure ?

C’était très compliqué pour moi en début de saison vu que j’étais pas inscris dans la liste pour la Champions League. Mais ce sont des choses qui arrivent. Malheureusement pour moi. J’étais en instance de départ et tout compte fait ça s’est pas fait. Après cet épisode, je me suis alors concentré sur le club. J’ai voulu montrer que j’étais bien là et que je fais partie des meilleurs éléments du club. Les dirigeants m’ont alors proposé de prolonger notre aventure. Bien sûr que j’avais d’autres propositions. Mais le projet de l’Etoile Rouge me paraissait plus opportun et mieux pour moi. Je suis dans une phase de ma carrière où je privilégie le côté familial. Je ne peux plus me permettre de faire des projets où je ne suis pas sûr de rester six mois. Comme tu l’a souligné, j’ai signé pour trois ans. Le projet est à long terme. En espérant vite reprendre, à Belgrade, j’aurais toujours la possibilité de jouer la Champions League.

A la hauteur des grandes nations du football africain

El Fardou Ben, El Fardou Ben Mohamed : « On a pris maintenant assez d’expérience »
Les Cœlacanthes des Comores le 18 novembre 2019 face à l’Egypte au Stade de Malouzini

En raison de l’épidémie, les éliminatoires de la CAN 2021 ont été doublement reportées et pourraient reprendre en septembre. Premiers du Groupe G, vous étiez pourtant bien lancés pour enchaîner les rencontres. L’élan qu’avait pris les Cœlacanthes peut-il se fragiliser d’ici la reprise ?

Avec l’équipe nationale on a pris maintenant beaucoup d’expérience. Je ne pense pas que cet élan peut être brisé si facilement. Les joueurs qui sont régulièrement appelé on se connait depuis 6 ans déjà. Il y a eu vraiment une énorme progression. On est maintenant à la hauteur des grandes nations du football africain. Cela ne va pas trop nous pénaliser. L’épidémie ne va pas nous freiner. Il est vrai qu’on était sur une bonne dynamique. Cela aurait été mieux d’enchaîner et de pouvoir rester sur cette dynamique-là. Mais d’ici la fin de la crise, on aura le temps de bien se préparer et être prêts pour les prochaines rencontres. En tout cas, j’espère qu’on pourra rester sur la même dynamique et continuer de faire quelque chose d’énorme.

Se protéger les uns des autres et rester chez soi !

La propagation du coronavirus n’a pas épargné l’archipel des Comores dont on récence pour l’instant des cas à Mayotte. Avez-vous régulièrement des nouvelles sur ce qui passe localement et quels conseils donnerez-vous à la population dans son ensemble concernant cette épidémie ?

Avec tout ce qui se passe, il faut bien rester informé. J’ai eu des nouvelles de la famille, tout le monde va bien. J’espère que ça va rester ainsi et qu’il n’y aura pas encore beaucoup de monde touché par cette épidémie. Le message que j’aurai aimé faire passer est qu’il faut vraiment rester vigilants. Il s’agit de notre vie. Prendre soin des autres et surtout rester chez soi. C’est vraiment important durant cette période. Cela ne concernant pas que nous-même individuellement. Il s’agit aussi de protéger les autres. On n’aimerait pas que ça nous arrive. Donc protégeons-nous les uns des autres.

Propos recueillis par Boina Houssamdine

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Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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