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COSAFA

Ibroihim Youssouf : « À ce stade, on ne se donne aucune limite »

Qualifiées pour les quarts de finale de la Cosafa Cup 2019, les Comores feront face ce soir au Zimbabwe au Princess Magogo Stadium de Durban. Auteur de deux splendides réalisations dans la phase des groupes, Ibroihim Youssouf nous a livré ses impressions à quelques heures de cette rencontre capitale.

« Prouver que le club a eu raison de miser sur moi »

Évoluant en championnat namibien depuis janvier, comment s’est passé votre saison avec African Stars ? Et personnellement, qu’es ce qui a changé en vous durant ces cinq mois passés à Windhoek ?

Une expérience enrichissante. J’ai eu à expérimenter d’autres systèmes de jeu bien différents de ce qui se fait au pays. Je devais aussi m’adapter à un rythme beaucoup plus élevé et travailler très dur qu’avant. A un moment, on jouait pratiquement tous les trois jours. Il fallait être performant et répondre aux attentes du club. Heureusement qu’il y a des bonnes conditions à Windhoek pour se maintenir en forme. Je devais surtout m’imposer en tant qu’élément incontournable d’African Stars. Prouver que le club a eu raison de miser sur moi. J’ai eu à me priver de plein de choses et me concentrer pleinement au football. Résultat en est que j’ai terminé deuxième meilleur buteur du championnat (15 buts). On vient de clôturer la saison avec le titre en Coupe de Namibie. Meme si on a raté de peu le titre en championnat, ça reste pour moi une saison réussie.

Ibroihim Youssouf, attaquant des Cœlacanthes face à l’eSwatini au Cosafa Cup 2019

Un état d’esprit perceptible encore durant cette Cosafa Cup 2019 avec les Cœlacanthes. Quels relations entretenez-vous avec le reste du groupe dans cette compétition, surtout avec la jeune génération ?

Il y a une très bonne relation entre nous. On se donne souvent des conseils et œuvrons chaque jour pour la bonne cohésion du groupe. C’est une sorte d’apprentissage. Il s’agit de la première compétition internationale pour certains. Notre rôle, nous les expérimentés du groupe, est de les guider et faire en sorte qu’ils se sentent alaises. Chacun de nous a quelque chose de particulier à partager. Une expérience du niveau international par exemple qui pourrait être bénéfique dans ce genre de compétition. C’est ce qui fait notre force.

« En football, tout se joue sur les détails »

Premier de votre groupe après la victoire face à Maurice, comment vous avez vécu cette qualification histoire en quarts de finale ? Une étape importante a été franchie, quels sont donc vos nouveaux objectifs dans le tournoi ?

On a bien savouré cette qualification. C’était la fête après le match. Tout le monde avait à cœur de décrocher cette qualification. Il fallait absolument gagner contre Maurice. Et ensemble on l’a fait. Cela a renforcé notre cohésion, nous a redonné gout à la victoire et nous motive encore à aller plus loin. Malgré la fatigue, nous nous sommes bien préparés pour aborder le Zimbabwe avec sérénité. Un match qui s’annonce difficile sur le papier face au champion en titre. Mais en football, c’est avec ce que tu produis sur le terrain qui détermine l’issu d’un match. Tout se joue sur les détails. On est des compétiteurs. On n’est pas venu à Durban pour faire du tourisme. À ce stade, on ne se donne aucune limite. On veut faire entrer notre pays dans l’histoire de cette compétition. Et pourquoi pas un titre dès cette édition 2019 !

Propos recueillis par Boina Houssamdine