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Amir Abdou :« Garder la première place et rendre fier le peuple comorien »

Deux jours après le match nul face aux Pharaons à Malouzini, le sélectionneur Amir Abdou est revenu sur cette rencontre des Comores face à l’Égypte et aussi sur ce début « inespéré » des éliminatoires de la CAN 2021. L’occasion de dévoiler ses ambitions et la préparation des prochaines échéances de l’équipe nationale.

En conférence de presse mercredi au siège de la FFC, le sélectionneur Amir Abdou avait convié la presse sportive du pays pour une « réconciliation ». Ceci après que le technicien comorien s’était emporté lundi dans la conférence d’après match en s’en prenant verbalement à Ibrahim Youssouf, journaliste-photographe d’Al-Watwan. Après la présentation d’excuses en vers le concerné et à la presse, le sélectionneur est revenu sur les performances réalisées par son groupe.

Le groupe a progressé et a muri

Une première victoire historique à l’extérieur à Lomé et un nul face à l’Egypte, septuple champion d’Afrique, Amir Abdou n’espérait pas mieux comme début. Un premier match réussit dans le nouveau Stade de Malouzini pleine à craquer, les Cœlacanthes ont vécu une semaine riche en émotion. Malgré l’envahissent du terrain après la rencontre, Amir Abdou a tenu à saluer le public présent lundi au Stade de Malouzini. « Il faut vraiment féliciter le peuple comorien. C’était magique. J’étais au bout des larmes pendant l’hymne tellement j’étais ému de voir beaucoup de monde dans ce nouveau stade. Cette atmosphère a galvanisé nos joueurs. Ils ont répondu présents. On a démontré à l’Afrique entier que la sélection comorienne avait du talent. Il faut continuer dans ce lancé et encore progresser ».

Victorieuse à l’extérieur et galvanisée par son public à domicile, l’équipe nationale est sur un nouvel élan. Depuis octobre, l’équipe est en pleine reconstruction. Trois matchs de suite sans défaite, un compartiment défensif solide et un jeu de nouveau séduisant. Preuve que le groupe s’était remise en cause après l’élimination précoce des éliminatoires du Mondial 2022. « On n’a pas encaissé de but sur nos trois derniers matchs. On est allé chercher la réussite ensemble. Il n’a pas de hasard. Le groupe a progressé et a mûrit. Forcément, on a envie d’exploit ». Un souhait et un objectif encore possible pour les Cœlacanthes, leaders du Groupe G après deux journées. « Quand on voit que les Comores sont en tête dans leur groupe, c’est tout un honneur pour notre pays. Notre objectif est de continuer à garder cette première place de façon à rendre fier tout ce peuple. La relation qui lie les joueurs et les supporters est plus forte et croyez-moi on est tous déterminés à aller plus loin avec eux ».

On a repris contact avec certains joueurs

Si les Comores veulent se rendre au Cameroun en 2021, il faudra alors réaliser de grandes performances contre le Kenya lors de la 3ème et 4ème journée. Une double confrontation importante qui sera déterminant pour la suite des éliminatoires. Privées de matchs qualification pour le Mondial 2022, les Comores miseront sur des matchs amicaux pour préparer ces échéances. « La double confrontation contre le Kenya sera déterminant pour nous. On va essayer aussi de travailler en 2020 pour arriver à nos objectifs. Tout doit se jouer fin août et début septembre. Mais avant de jouer le Kenya, il y a deux dates FIFA au mois de mars et juin. On va profiter pour bien se préparer et renforcer notre effectif. On a un groupe de qualité qui vit bien mais il nous manque encore des éléments dans cette campagne ».

Des matchs amicaux et possible des nouveaux renforts, Amir Abdou veut mettre toute les chances de son côté. Sur ses probables futur Veri Piya , on pense à Wesley Saïd (Toulouse), Zaydou Youssouf (Saint-Etienne) et Myziane Maolida (Nice) qui évoluent en Ligue 1 française. Mais aussi Yacine Bourhane (Niort) et quelques jeunes aux profils intéressants évoluant des centres de formations en France. « Avec le directeur sportif Djamal Mohamed, on a repris contact avec certains joueurs. On leurs a expliqué qu’on a besoin d’eux. Il faut qu’ils viennent nous accompagner parce que l’on n’est pas loin du but. Et si on arrive à avoir un, deux ou trois joueurs supplémentaires, nous serons encore meilleurs. Mais comme je le dis souvent, la priorité c’est la cohésion du groupe. Il faut savoir que pour nous il n’y a pas de stars avec la sélection. C’est un groupe unis, soudé et impliqué dans le projet ».

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui m'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, je demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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