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Tout ce qu’il faut savoir sur le projet de révision des Statuts de la FFC

Nommé le 12 novembre 2019 avec un mandat de onze mois, le Comité de Normalisation (CoNor) pour la Fédération de Football des Comores (FFC) a pour missions la révision des Statuts, le Code électoral ainsi que le Code de l’Ethique de la FFC et l’organisation de nouvelles élections avant le 30 septembre 2020.

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Longtemps rendus inaccessibles par le Comité de Normalisation, Comoros Football 269 a pu avoir une copie du projet de révision des textes de la FFC. Un projet de révision des textes qui comprend les Statuts de la FFC du Code de l’Ethique et le Code électoral. À une quinzaine de jours avant la tenue d’une Assemblée Générale d’approbation, aucune vulgarisation de ces textes auprès du public n’est encore réalisé. Se basant essentiellement sur la révision des Statuts de la FFC, cet article traite quelques éléments de cette réforme.

Composé de 83 articles contre 72 pour la version 2015, le projet de révision des Statuts de la FFC renforce plusieurs éléments de base et les instances fédérales. Des clubs, ligues, districts, corps des entraîneurs et le corps des arbitres qui demeurent les seuls membres constituant la FFC à des notions basiques comme le siège. Les statuts confortent entre autres, en son article 1.2, son siège de Moroni Oasis en tant que siège non transférable. La dernière version des statuts (2015) stipulait dans ce même article 1.2 que « celui-ci peut être transféré dans une autre localité des Comores par décision de l’Assemblée Générale de la Fédération ». Les nouveaux textes renforcent aussi la lutte contre le racisme et toute forme de discrimination. Ils complètent celles citées dans la version 2015 avec celles liées à l’origine géographique ou sociale, de handicap, de langue ou d’orientation sexuelle (article 4).

63 délégués pour l’Assemblée Générale et aucun représentant du football féminin

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Siège de la Fédération de Football des Comores (FFC) à Moroni Oasis

Les textes comportent aussi quelques brèches et des zones d’ombres. Une première évidente est le flou qui réside par exemple sur l’article 21.1 du projet de révision. Il stipule « qu’il ne peut exister qu’une seule et unique ligue nationale de niveau élite sur le territoire de la FFC ». Cette ligue nationale, qui n’existait pas avant, pourrait avoir comme mission la gestion des Phases Nationales des compétitions de la FFC. Mais l’établissement de cette nouvelle ligue n’est en aucun moment définit. Les modalités de constitution de ses membres ne sont pas aussi connues. Les nouveaux textes portant révision du Code électoral ne s’appliquent qu’aux trois ligues régionales (article 1.2 Code électoral). En outre, le projet conforte l’Assemblée Générale comme étant l’organe suprême et législatif. Le Comité Exécutif devient l’organe stratégique et de supervision et le Secrétariat Général devient l’organe exécutif, opérationnel et administratif.

Sur les 497 clubs affiliés à la FFC et les autres membres de l’institution, seuls quelques membres siègent à l’Assemblée Générale. Ces derniers sont connus avec la dénomination de « délégués ». Une Assemblée Générale qui selon le projet de révision doit « être constituée conformément au principe de démocratie représentative et en prenant en compte l’égalité des sexes dans le football » (article 25.2). Dans ce même projet, l’Assemblée Générale doit comprendre 63 délégués contre 53 délégués précédemment. Ils seront répartis comme suit : 30 délégués issus des clubs de D1, 21 délégués représentant les clubs de D2 (9 pour Ngazidja, 7 pour Ndzuani et 5 pour Mwali), 3 délégués pour les trois ligues régionales, 3 délégués des districts (un pour chaque île), 3 délégués issus du Corps des entraîneurs et 3 pour le Corps des arbitres. Une répartition qui n’inclut en aucun moment des déléguées issues du football féminin.

Suspension des postes de vice-présidents au sein du CEN et des élections par liste

Organe stratégique et de supervision, le Comité Exécutif National (CEN) a fait l’objet d’une réforme particulière. De la composition de ses membres aux élections de ces derniers. « L’élection pour les postes au sein du Comité Exécutif se fera par liste » précise l’article 30.3 des Statuts. Des listes dont chacune doit être composée de 7 candidats correspondant au 7 membres qui composent le CEN. Ce dernier sera composé d’un Président et 6 membres ordinaires à raison de 2 pour chaque île (article 37.1). Signant ainsi la suppression des postes de vice-présidents au sein du CEN. En cas d’empêchement du Président, « ses pouvoirs sont exercés par le doyen d’âge parmi les membres ordinaires du Comité Exécutif de la FFC » (article 41.5). Néanmoins, l’article 27.c du projet de révision des Statuts porte confusion et ouvre une brèche. Définissant les domaines de compétence de l’Assemblée Générale, il précise qu’il s’agit d’une part d’« élire le Président, le(s) vice-président(s) et les membres du Comité Exécutif ».

Cette nouvelle mode d’élection au sein de la FFC met aussi en avant la promotion de la femme dans l’administration. L’article 30.4 qui définit le nombre de parrainage de chaque liste exige d’avoir au minimum deux femmes dans toute liste. « Chaque liste des candidats doit être parrainé par 9 membres de la FFC. Chaque liste doit comprendre au moins deux (2) femmes, sous peine de voir la liste en question rejetée ». Un membre n’a droit à soutenir qu’une liste. La différence avec la version 2015 est que les candidats d’une liste n’ont plus à chercher à être parrainé individuellement. Dès que la liste acquiert ses neufs parrainages, les sept candidats de la liste peuvent postuler.

Plus de femmes dans l’administration de la FFC et plus de chances pour la jeunesse

Autre nouveauté, le mandat du Président de la FFC n’est plus renouvelable indéfiniment. D’une durée inchangée de 4 ans, son mandat ainsi que celui des membres du CEN sont limités à trois mandats. L’article 37.3 du projet de révision : « Le nombre total de mandats du Président est limité à trois (consécutifs ou non). Les autres membres ne peuvent plus siéger au Comité Exécutif pour plus de trois mandats (consécutifs ou non). Tout mandat partiel compte pour un mandat complet ». Aucun membre du CEN ne peut aussi avoir une fonction de membre d’une commission indépendante ni être nommé ou délégué d’un membre à l’Assemblée Générale (article 37.5). Chaque membre doit être doté d’une compétence managériale et, à l’exception des femmes, avoir déjà exercé un rôle dans le football (article 37.4).

Les nouveaux textes encouragent plus de femmes à briguer des postes de la FFC. L’article 45.2 exige au CEN de « garantir une représentation appropriée au sein des commissions permanentes ». Le projet de révision prévoit 7 commissions permanentes : une Commission de finances, d’Organisation des compétitions de la FFC, des Arbitres, du Football féminin, du Statut du joueur, du Football des jeunes et une Commission Médicale. De plus des articles donnant plus de place aux femmes dans l’administration, les nouveaux statuts veulent aussi donner plus de chance à la jeune génération. L’article 37.4 fixe les âges requis pour candidater au Comité Exécutif National. « Les candidats au poste de Président de la FFC doivent être âgés entre 35 et 65 ans et les candidats aux autres postes du Comité Exécutif de la FFC doivent être âgés entre 25 et 70 ans ».

Les documents portant révision des textes de la FFC :

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Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui l'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, il demeure au moins un Makua de culture Swahili.

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