Suivez-nous sur

Cœlacanthes

Cœlacanthes : une proposition de loi d’une subvention de 500 millions

Quatre ans après la nomination d’Amir Abdou à la tête des Cœlacanthes, les Comores n’ont cessé de progresser et font maintenant bonne figure à l’échelle internationale. Une équipe qui regorge maintenant de nombreux professionnels ansi que des pépites et qui n’éprouve plus la moindre crainte à défier meilleur adversaire qu’elle.

Vaillants et persévérants et ce malgré les aléas, ils font la fierté de tous les comoriens. Si de l’extérieur les gens retiennent que les prestations plus que satisfaisantes, force est de constater que c’est sur le plan financier auquel se heurtent nos vaillants Cœlacanthes. Des difficultés financières qui empêchent les Comores de franchir ce palier qui leur fera enfin entrer dans la cour des grands.

« Le pétrole comorien s’appelle les Cœlacanthes »

Derrière l’euphorie que procure l’équipe nationale à chaque sortie se cache une triste réalité. L’équipe nationale fonctionne sans bases organisationnelles solides. L’avenir est d’autant plus difficile à prévoir puisque les autorités fédérales et gouvernementales semblent ne pas s’en soucier.

Les Cœlacanthes des Comores le 8 septembre dernier face au Cameroun à Mitsamiouli

Interrogé en juillet dernier sur le financement de l’équipe nationale, le président de la FFC compte encore sur l’aide du gouvernement. Des autorités étatiques qui fonctionnent qu’à la réaction et non de la planification. Toujours dans l’incertitude, les Cœlacanthes n’ont aucun financement prédéfini ni conditions de travail préétablies. « Le travail le plus difficile c’est de savoir parfois comment nous allons travailler et dans quelles conditions » déclarait Ben Amir Saadi devant le président de la république Azali Azoumani.

Des parlementaires qui voient grand avec les Cœlacanthes

Entre le sportif et l’administratif, les Comores ne sont pas encore à l’abri. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de réflexion sur le sujet. « L’idéal serait d’avoir un budget à l’année» souligne le coach Amir Abdou. « Le plus souvent, l’argent est débloqué tardivement. Résultat, on perd du temps à régler des problèmes qui pourraient être évités si, en amont, il y avait eu un peu plus d’anticipation ». Un point de vu que partage aussi un élu de la nation. En effet le député Soulaimane Mohamed déclarait quelques jours qu’une subvention annuelle de 500 millions de francs comorien aiderait l’équipe nationale à atteindre ses objectifs.

L’élu de Hamahame-Mbwanku veut faire adopter une loi à l’Assemblée Nationale pour aider financièrement l’équipe nationale. « On aurait aimé que les autorités de l’Etat nous présentent une ligne budgétaire pour accompagner les Cœlacanthes. Ils sont devenus la fierté de tout un peuple et on doit faire en sorte de les motiver ».  Une proposition de loi qui prévoit une subvention sur une durée de cinq ans avec des objectifs d’une phase finale de CAN et d’un mondial. Le CHAN 2020 & 2022, la CAN 2021 et la Coupe du Monde 2022 sont les compétitions majeures visées.

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui m'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'un Igwadu, je demeure au moins un Makua de culture Swahili.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Actualités

Plus dans Cœlacanthes