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Interview

Ali Mmadi : « On a accroché le Ghana pourquoi pas le Cameroun »

Ali Mmadi : « On a accroché le Ghana pourquoi pas le Cameroun »

A quelques jours de la rencontre Comores – Cameroun à l’occasion de la 2è journée des éliminatoires de la CAN 2019, nous sommes partis à la rencontre des Cœlacanthes. Évoluant à Villefranche, l’attaquant Ali Mmadi nous a accordé un entretien pour évoquer sa montée en National et la prochaine affiche des Cœlacanthes.

Vous venez de retrouver le National avec Villefranche après quelques années. Comment avez-vous vécu cette montée et quels sont vos objectifs de la saison ?

J’en avais fait des montées, ce n’était pas une première. Je ne veux pas dire que c’est une habitude mais ça faisait du bien de retrouver au moins le National. Cela faisait quelques saisons que j’évoluais en CFA, j’étais évidement content d’être de retour. Le début de la saison se passe plutôt bien même si j’avais eu un petit souci aux adducteurs qui a fait que j’ai raté un match. J’ai eu aussi la naissance de ma deuxième fille, c’est que du bonheur.

Collectivement, pour un promu il faut qu’on arrive d’abord à se maintenir. Mais les événements peuvent aussi nous projeter sur d’autres horizons. Tout est possible en football. On a vu des clubs qui ont enchaîné avec une montée en Ligue 2 à l’exemple de Grenoble. Je pense qu’on a une bonne équipe et qu’on peut faire une bonne saison. Puis d’un point de vue personnel, c’est de prendre du plaisir et enchaîner les matchs.

« On n’a pas fait tout ça pour rien »

Cela fait un bon moment que vous étiez absent en sélection, aujourd’hui vous êtes de nouveau appelé dans le groupe face au Cameroun. Comment allez-vous aborder cette rencontre ?

Franchement ça me fait beaucoup de bien de retrouver le groupe. Cela fait plus d’un an que je ne suis pas revenu en sélection même si on s’échangeait régulièrement entre joueurs. Un plaisir d’être là et maintenant on va essayer de faire un bon match contre le Cameroun à domicile. Il y a quelques années on a accroché le Ghana pourquoi pas le rééditer contre le Cameroun.

Avec un but qui sera cette fois-ci validé ?

Je l’espère bien…(rires)

En équipe nationale depuis 2010, vous êtes présentement parmi les plus anciens de cette équipe. Comment vous jugez l’évolution du groupe ?

Il y a clairement une très grosse évolution dans tous les domaines. Que ce soit au niveau des joueurs, du staff et de l’organisation. Quand je vois delà où on est parti, ça me fait plaisir. On n’a pas fait tout ça pour rien. Notre première fois en équipe nationale était vraiment compliquée. Au niveau même des équipements, ce n’était pas facile, il n’y avait presque rien. Actuellement on a une vraie organisation. Je suis content pour nous et pour les jeunes qui vont arriver. Cela va les motiver et à se dire qu’il y a l’équipe nationale des Comores à aller chercher.

Contre une équipe aussi coriace comme le Cameroun, quels sont vos atouts pour faire face à telle équipe et vos chances de qualification ?

Tous le monde sait que le Cameroun est une grande nation africaine. C’est aussi les champions d’Afrique en titre, on ne reçoit pas n’importe qui. On va être humble et essayer de les gêner le plus possible. Tout le monde sait que c’est compliqué de venir jouer chez nous même pour les grosses équipes. On compte beaucoup sur nos supporters, ils constituent notre « 12è homme » et on va tout faire pour leur offrir un bon résultat.

Concernant la qualification, on n’y croit encore. Dans le foot on ne sait pas ce qui peut arriver. Quand on voit des équipes comme le Cameroun et le Maroc, bien sûr qu’on est outsiders. Même le Malawi qui est une petite équipe par rapport aux deux autres, ça reste aussi une très bonne équipe. Nous on est le petit poucet du groupe mais on a notre chance et on va essayer de la saisir.

Propos recueillis par Boina Houssamdine

Étudiant en Mathématiques, fondateur et administrateur de Comoros Football 269. Un passionné de football africain et un éternel fan de Young Africans (Yanga). Entre le Taarab qui m'inspire et d’être possédé au moindre lyrics d'Igwadu, je demeure tout au moins un Makua de culture Swahili.

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